PERSONNE NE RATE Tigran Mekhitarian (himself, as Dom Juan)

PERONNE NE RATE Marie Mahé (as every woman there)

PERONNE NE RATE Eric Nantchouang

ET PERSONNE NE RATE (Vraiment pas, là les gars, vous feriez une grosse bêtise) Théo Askolovitch (as Sganarelle)

 

C'est clair là, où j'en rajoute?

Allez...

 

DOM JUAN, de Tigran Mekhitarian.

Alors déjà, j'vous arrête tout de suite: c'est pas de la  musique Arabe, patate, dans la scène du prêtre (Dom Juan qui se convertit), c'est de la musique Arménienne.  Et c'est justement parce-que c'est une des scènes les plus touchantes- pour moi- qu'on va aller un peu réviser ses classiques d'outre-ailleurs-que-chez-soi, et suivre un "sensitivity seminar". 

Ou....allez voir ce Dom Juan, adapté et mise en scène par Tigran.

Parce-que quand Les gitans de Montreuil côtoient Elvire, qui côtoie Sganarelle, qui côtoie les pétards...

alors là, moi, je tire mon chapeau (et mon cahier de notes pour prendre des jolies leçons de vie).

 

On ne s'ennuie pas, et Tigran va droit vers la réalisation de son souhait (si ce n'est déjà fait) de "faire aimer Molière à ceux qui ne l'aiment pas".

 Tigran, en Dom Juan, a parfaitement la tête  de l'emploi, et ça n'est pas pour ça qu'il ne joue pas (et bien!). Et vous savez comme j'aime quand on respecte son public par le travail, notamment (et le don), et là, il y en a, des deux mon capitaine, à la mise en scène et chez tous les comédiens.

Eric nous fait mourir de rire à changer de personnage toutes les deux secondes (jolie performance, jeune homme), et m'offre même mon premier Eclat-de-rire-du-festival (Well done, Sir).

Marie, elle, est capable d'incarner, tout à tour, toute les figures féminines de la pièce, à un accessoire près, et sans que jamais la confusion entre chacune puisse prendre place dans notre esprit.

Et Sganarelle, je veux dire Théo.... et bien Sganarelle en a beaucoup à dire, sans qu'on n'ait rien à lui redire, à lui. Il nous captive, nous déroute, j'aime sa manière, et leur manière à tous, de glisser du rebelle moderne dans ce grand classique.

BRAVO.

Evidemment, pas pu m'empêcher de prendre et reprendre des notes d'autres grands classiques de manipulation, et me dis cela: vous iriez beaucoup plus vite, cher public en délire, à aller voir jouer le sarcasme de  Dom Juan version Tigran, que de vous payiez une heure de psy, ou deux ans d'interrogation avec vos copines.

Car, si  je ne me trompe pas, on y retrouve en condensé d'une heure (30) un melting pot de : cultures, races, couleurs, sexes (homme qui joue des femmes) et âges (dans le sens temps, qui prendrait un s pour signifier son pluriel s'il n'en comportait déjà un).

Pardonnez mes sabots (de Lorraine) pour attirer votre attention sur des sujets bien trop souvent tabous et balayés d'un coup de main de bons pensants, mais la subtilité sous-jacente et de fait du message, renforcé par la volonté d'apporter du moderne à l'ancien (ne parle-t-on pas là, de la même chose?) renforce une impression nette de délitement de barrières.

 

ET NE PARTEZ PAS!  ça n'est pas là le seul  talent de Tigran, qui manie en plus comme personne

la désinvolture d'un ange et l'hypocrisie du démon . Ce qui le rend, avec certitude, accessible à un public de tous âges.

 

 

COUREZ VOIR DOM JUAN: DERNIERE DEMAIN!

Agréable Théâtre des Brunes , où vous trouverez des cookies et ce genre de trucs sympas, en plus de l'accueil, 32 rue Thiers, pas loin du centre et restaurants en Intra muros. 04 84 36 00 37

18h50.

Et gardez votre souffle, juste Après, à 21h55, ADN, à la Factory, Salle Tomasi, 4, rue Bertrand, 09,74,74,64,90

(Théâtre contemporain où on retrouve Marie Mahet, et Tigran Mekhitarian, avec une mise en scène de Marie, cette fois)

 

Et cet automne, me direz-vous? Oui, on les retrouve tous dès Novembre au Théâtre des Franciscains, Deauville (14), en Janvier 22 à Jouy-le-Moutier (95), et en Mars 22 à Villeneuve-sur-Lot (47).

 

 

 

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