Cherche amie avec qui partager joie

Publié le par Lili Bernard

Parce-que, mes "amies", pour l'instant, il faut bien le dire, vous êtes des...connasses.

"- HEYYY! T'as vu ça, mon article a été publié, comme ça, direct, du premier coup, c'est dingue! T'as vu? Je n'avais même pas vu, moi-même, c'est...

- Tristan va mourir."

Euh...comment dire...oui, ça je sais. désolée. mais quel est le rapport avec mon tout premier article publié? Et ...ma joie que je suis en train de partager avec toi? Le rappel que Tristan allait mourir - ce qu'on sait- ne pouvait pas attendre un autre moment? Une autre conversation?

Et sinon...t'as entendu ce que je t'ai dit?

" - WOAW!"

Je saute dans tous les sens.

"- Qu'est-ce qu'il se passe?

- MON ARTICLE VIENT D'ETRE PUBLIE! Je n'y crois pas! Tu te rends compte?

- Oh ben comme quoi, ça prouve que tout le monde peut écrire."

No comment. Et tu voulais être quoi toi déjà dans la vie? (Journaliste?)

" - Yes! ça y est, j'ai trouvé: appart et job, en même temps!"

...

...

Euh...allo?

Coupure radiophonique pendant 4 jours.

Juste assez pour vous faire oublier qu'il y avait eu une joie à célébrer. Car la joie doit se célébrer, tout autant que l'événement qui la crée.

Question: mais ces gens-là ont-ils des joies?

Ces gens-là ont-ils, comment dire....de la bienveillance dans le coeur? Bienveillance, c'est le mot.

PS: mais vous savez quoi? En fait, on ne pourra pas me faire croire que ça n'existe plus. C'est vrai que ça m'ébranle vos petites vacheries. En fait, ce qui m'ébranle, c'est que ça existe encore, cette putanité humaine, gratuite, non productive, et à quoi bon...surtout ça:à quoi bon?

A quoi bon se comporter comme une pute? Dites: vous priez, vous, le soir? J'en ai pas l'impression.

Qu'est-ce qu'il dirait Dieu de vos putaneries? Y serait pas folichon, folichon, le Père Dieu, avec toutes ces saloperies.

Tiens, si ça se trouve, ça vous bloque même plein de belles opportunités de développement d'être des putanateuses.

Oui, je sais , on me répond toujours en retour que, moi aussi, j'ai bien mes moments.

Mais décidement, ça vous débecte que je n'en ai pas, hein?

Pas de putaneries dans mon tracé quotidien, nop, sorry. Il n'y a pa ça dans mon coeur.

Si je suis une Sainte? (/ une naïve/ une qui vit dans la monde des bisounours/ une quoi d'autre? voyons...Ah oui, trop sensible -mais là on change de registre. On ne casse plus la joie, l'espoir: on infantilise).

Et bien écoutez, je crains que ... peut-être! Et ça fait iech, croyez-moi.

Parce-que les gens gentils sont décalés.

Ce sont eux qui ont raison et il faut ne pas sciller (Que restera-t-il aux putanatrices et putanateurs à l'approche de la mort? Dans leur coeur, je veux dire. Le sourire dans leur coeur, il sera où? Alors, ils feront comme les autres, ils essaieront de se rattraper. Mais...se rattraper des vacheries faites, saloperies dites, c'est pas un peu...utopique/ impossible: un peu tard?).

Il faut tenir. Y croire, tenir, et ...APPRENDRE.

Ah tiens, au fait, n'essayez pas le gel semi-permanent- très joli- que l'on se met sur les ongles: ça colle à l'ongle et ne se retire qu'à coup de limages. AD (autrement dit): ça nique les ongles, vraiment. (franchement les esthéticiennes, vous ne pouvez pas ne pas savoir, come on...)

Et est-ce être le "maillon faible" que d'en parler? Est-ce être "faible/ naïf/ bien con/ bloquée/ tu nous fais chier avec tes états d'âme... d'en parler?

C'est ça le pire, c'est l'admission globale.

 

Même ma mère est une salope, et ça, peut-on le dire? Parce-que le truc, c'est qu'avec une mère garce (et non reconnue comme tel, loin de là), il est difficile, bien sûr, de :

- de ne pas retomber sur des garces/ jalouses/ malveillantes (ça , c'est pour le volet psychologie)

- d'avoir de vraies défenses contre les garces-salopes-de-copines.

Parce-qu'au dessus de moi, il n'y a pas de protection contre ça.

Parce-que le système, ce système, celui d'où je viens, C'EST ça.

See?

 

Un jour, j'ai dit à ma mère:

"- Mais maman, tu lui as dit à ta mère que c'était une salope, et qu'elle ne disait que des saloperies sur tout le monde, y compris toi, ta soeur, tes enfants? Et qu'il fallait qu'elle arrête?

- Oh, tu sais, on ne tire pas sur une ambulance...et je l'ai vu tellement mal, et pâle, et au bord du malaise, quand j'allais le faire, que je ne l'ai pas fait. A quoi ça sert?"

 

Euh...A ne pas reproduire peut-être?

 

A ne pas faire un AVC toi-même quand ta fille essaye de partir et prendre son envol? A ne pas demander le silence quand elle essaye de te mettre toi-même face à tes putanateries (récurrentes).

 

PS:

Parce-que, moi, ma mère, elle en crèvera peut-être, mais elle entendra (comprendra, acceptera peut-être pas) ce que j'ai à dire.

Parce-que c'est simple: c'est elle ou moi.

Et vu l'avancée sur l'échelle de vie, là, il vaut quand même mieux que ce soit moi. Non?

 

Alors...devient-on une garce de fille, et/ou un maillon faible de dire tout haut?

NB: ça me fait penser aux profs qui ont des classes terribles (et voient justement leur propre visage se terrer petit à petit, à force de travailler avec des terribles)...et qui n'osent pas en parler.

Ou à pire...Ne pas parler me fait toujours penser à pire.

 

"- C'est la honte, Docteur?

- Oui, mon enfant. Et la peur aussi.

- Vous voulez dire la peur des cris, des accusations, de tous ces mots qu'on va entendre et ne plus jamais effacer de sa mémoire? On sait qu'on va les entendre, on les a déjà entendu, mais...

- Oui, mon enfant. Les marques.

- Mais Docteur...une maman peut-être être une salope?

- Oui, mon enfant."

...

" - D'autres questions?

- C'est vrai qu'il faut pas chercher à se faire enlever les petites varices, parce-qu'après c'est encore pire?"

Publié dans Amitiés, Une mère

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