La Confession: et merde...

Publié le par Lili Bernard

..et merde, je viens d'apprendre que je ne peux pas "formuler publiquement des critiques envers les autorités de l'église".

Ah ben non, ça va: je l'ai pas fait, ouf!

Mais pourtant je ris... non pas de, mais avec Dieu, et tyrannise (par retour de bâtons seulement) les mauvais chrétiens.

Vous croyez que le retour de bâtons, ça compte?

Je veux dire: si je me moque et dénonce un mauvais chrétien, mais que parce-qu'il m'a fait un coup de pute (aïe aïe aïe, pute? Ben ça s'arrange pas mon cas là)- j'ai le droit?

Je veux dire, grâce au facteur "retour de bâtons", ça n'est plus un péché?

Je suis sûre que ça marche.

C'est un peu comme quand on mange des frites dans l'assiette de l'autre: ça ne compte pas en calories.

Et moi qui m'apprêtais à tout confesser....avec une grande honte. Je n'arrête pas d'en rajouter des péchés, là ça craint.

Mais ce qui craint le plus, c'est que j'en faisais déjà plein sans savoir que je les faisais:

- Traîner au lever matinal

- Perdre du temps ou faire un mauvais usage des moyens de communication (CQFD)

- Être gourmand (mais c'était pas une blague ça? C'est vraiment pêcher d'être gourmand!)

Ah tiens! Refuser d'aider les plus pauvres! ça me rappelle quelqu'un ça!

- Recherche des avantages personnels -->> rough, Lili, vraiment, tu déconnes! Même le bouddhisme dit ça. Qu'est-ce que tu fous?

Et des gros mots et des gros mots. Alala. Je vais demander pénitence, et de ce pas.

Je vous dirai si ça fait mal.

Bon, ben ça fait pas mal. Mais c'est étonnant ce que ça amène d'autre.

On croit qu'on va se confesser parce-qu'on a mangé trop de chocolat (je n'y ai même pas pensé, mais c'est pas bête...), et on se retrouve à dire complètement autre chose, en plus.

Un examen de conscience, un moment d'arrêt, c'est bon ça.

Publié dans Peurs and Honesty

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