Je travaille avec une personne qui n'est pas franche

Publié le par Lili Bernard

Je travaille avec une personne qui n'est pas franche, et qui se sent très mal à l'aise de cette espèce de mensonge contenu. Les choses ne sont pas dîtes. On croit que ça va passer.

Cette personne ne dit pas non, ou ce qu'elle pense franchement, mais dès qu'on aborde un sujet qui la gêne, son cœur se met à battre, et soit elle crie, soit elle se sent agressée et donc dis qu'on l'agresse. Mais une bonne fois: il n'y a aucune agressivité dans une question restée, jusque là, sans réponse. (C'est comme ça qu'elle a été éduquée, cette personne? A subir des cris dès que ses questions dérangeaient l'autre?)

Oui, oui, on fait équipe, oui, oui, pardon, j'ai appelé le boss pour dire que tu craignais, mais je le referai plus j'te jure.

(it sucks).

Mais oui, oui, je travaille: regarde, tu vois bien.

Et je ne vois rien. Depuis des mois.

Oui, on a dit le 18/12 que je devais appeler telles et telles personnes, et le 10/01, je n'ai appelé personne, mais tu comprends, j'ai été tellement débordée...

"- Euh, pardon...débordée dans le sens: "je tiens pas mes engagements", dans le sens "on se met d'accord sur un truc, et quand tu m'en reparles, je m'énerve très très très vite, pour éviter le sujet?", ou dans le sens "je ne sais pas faire ce travail, je ne veux pas faire ce travail, ah ben tiens, si tu le faisais pour moi finalement?".

Je travaille avec une personne comme ça. Et qui me demande de lui faire confiance, mais qui ne cesse de ne pas être à la hauteur de cette confiance.

Une personne qui recommence, recommence, recommence, et recommence. Les m^mes erreurs (graves), les mêmes abus (non moins graves).

Qui complote dans mon dos, au lieu de me faire confiance, qui cache des informations, et qui cache des "non" aussi.

(Ce sont précisément ce qui ne sont pas clairs avec eux-mêmes, avec leurs actes, ceux qui ne sont pas fiables, qui pensent que vous ne l'êtes pas. Comment pourrait-il en être autrement? Il projette sur vous leur monde- et vivent dans l'inquiétude, mais créent le tout, tous seuls!).

Mais elle est malade ou quoi? Elle est bizarre ou quoi?

Non.

Elle ne tient pas sa route. Et elle a peur.

De quoi les gens ont peur, en fait?

De se regarder en face, c'est tout.

Alors ils préfèrent s'assurer que les autres pensent quelque chose de négatif de vous, plutôt que de s'occuper de s’atteler à ce qui va les changer eux: faire face à leur peur, and give it a damned go.

Et pourtant, ça n'est pas faute de proposer de l'aide. De proposer la discussion, mais un "menteur-à-lui-même", quelle que soit sa catégorie (omission, mythomanie, manipulation, procrastination, mauvaise foi, ou autre) ne discutera pas.

Il aura l'habilité, ou la sottise, de ne pas répondre aux questions, et d'accuser directement en retour, et en guise de réponse. Et surtout en commençant par "tu", et jamais "je".

Allez. Back to work

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