Que mettre dans l'amitié?

Publié le par Lili Bernard

Je m'interroge, encore et encore sur ce qu'est l'amitié.Tous ces gens qui mentent, tout d'abord, sont-ils des amis?

Pour moi, non.

Même s'ils mentent par omission, ou qu'ils ne vous disent pas tout. L'amitié n'est pas question d'omniscience, on n'est pas censé tout savoir, tout connaître de l'autre, quelle horreur- on n'est pas en train de parler de relations fusionnelle, là- mais il s'agit de ne pas manipuler son ami: un jour oui, un jour non.

Un jour, je me comporte comme si nous étions amis. Un jour, je me comporte comme si tu n'existais pas/ plus. Mais je reviens vers toi, la bouche en coeur.

Oui, pour les confidences et venir trouver une oreille attentive, en cas de besoin, et non, dès qu'il s'agit de faire un effort.

Faire un effort, comme accompagner quelqu'un quelque part. Faire un effort, comme faire un truc qui vous mettrait mal à l'aise, mais que vous feriez par amitié. Pour moi, l'amitié se situe là aussi. Autrement dit dans le don de soi.

Sinon, ça n'est intérêt-confort, et utilisation de l'autre. Sur mon chemin, beaucoup beaucoup de gens, qui au moment de make a stand for me, disparaissent, deviennent subitement lâches.

Des gens avec qui vous avez un échange de mails depuis si longtemps, et qui disparaissent. Des gens de tous âges. Ou qui échangent avec vous, jusqu'au jour où vous dites, ou faites,  quelque chose qui ne leur plait pas, et ils vous sanctionnent par le retrait de l'échange.

C'est facile d'utiliser son pouvoir d'internet, non? Son pouvoir de rétraction, plutôt que son courage de discussion. Je ne dis pas que c'est facile.

Mais vous savez le mal que ça fait? (Et je crois que si ça n'en faisait pas, ça veut dire que c'est moi qui traiterais l'autre avec intérêt, comme un passe-temps. Mais non! Il y un peu de moi dans mes échanges. Le temps: c'est du moi!)

 

Si vous saviez qu'une amie était seule à Noël, ou même qu'une personne était seule à Noël, et que vous ne l'invitiez pas à se joindre à vous, alors que seriez-vous? Même pas un non-ami, presque un "collaborateur en herbes" (cette attitude de silence face à la solitude, voire à l'exclusion de l'autre me fait vraiment, carrément, penser, aux collaborateurs), en tout cas un non-chrétien (dans le sens le plus laïque du terme).

Le genre de personnes que je ne regarde qu'avec dégoût, en me demandant: quid du jour où ça va t'arriver à toi?

Ce que je supporte le moins, ce sont les gens qui se cachent derrière qui vous êtes pour ne pas remplir leur devoir d'humanité, de cœur: "- Ah oui, mais tu aimes bien être seule: donc je te laisse toute seule à Noël".

Dois-je reformuler? "- Je te fais payer ta liberté, car moi, je n'oserais jamais être seule comme toi, avec ton courage, et ta force. Et en plus, j'ai peur que tu viennes dire des vérités parmi mes amis et ma famille, donc je t'évince. Je sais parfaitement que tu es seule, mais comment dire: moi d'abord. Même le jour de Noël.

Ou: je fête mon anniversaire, et je te le dis, mais je ne t'invite pas.

Ou: j'ai été invité à ton anniversaire et mêlé à tes amis, mais je ne rends jamais l'invitation, et surtout ne t'invite pas au mien.

Mais dans quel monde vit-on?

En tout cas, moi, je me sens trahie.

Je ne retrouve plus les valeurs d'antan, ou les miennes.

Dès qu'on dit un tout petit peu les choses, ou essaye de le faire, dès qu'on n'accepte pas le silence en guise de communication, alors on est expulsé. Oulala: dire les choses honnêtement, ça fait peur.

 

Comment les gens se regardent-ils dans la glace? Ou s'appellent-ils encore amis?

 

Alors, l'amitié, c'est quoi les gars? Non mais sans déc. Pour vous, c'est quoi?

 

 

 

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Publié dans Amitiés

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