Mon premier rdv chez l'AS, et ma lettre au maire.

Publié le par Lili Bernard

AS, j'aime bien, ça fait Assistante Sportive, genre coach.

J'ai rendez-vous demain, donc, chez l'AS. Bien sûr, je n'ai rien prévu, pas préparé mes papiers, même pas regardé le lieu de rendez-vous, ce qui veut dire que si internet me lâche demain, à la dernière minute, je ne saurai même pas où il est mon rendez-vous.

C'est vrai que mon sac, avec mon agende, est à deux mètres de moi. Mais c'est ça le chômage, ça rend lymphatique. De là à dire que c'est à cause de la France que je ne me lève pas pour aller le chercher, il n'y a qu'un pas.

Vous savez que j'ai écrit au maire? Voui.

Je vous l'ai pas dit... mais j'ai écrit au maire.

et ben....il m'a répondu. Le maire en personne m'a répondu. Oui, messieurs-dames. Du coup, ça m'a fait penser que j'aurais dû lui demander pourquoi, depuis qu'il est passé, il y a autant de rassemblements de clochards, de jeunes clochards, de jeunes clochards européens à Grenoble. ( ça n'est pas une critique, ola, ne vous emballez pas! C'est une vraie question. Parce-que je ne peux qu'observer ça. Et vous savez ce que j'observe aussi, en tout cas, pendant la journée, et du haut de mon quartier pas trop mal loti? Que ces jeunes-là ne gênent pas. Ils font complètement partis du décor. Mais c'est bien ça qui m'interroge. Ça m'interroge, c'est tout. Comme d'autres trucs. J'ai toujours peur de soulever les foules, mais vous savez, il y des gens qui se posent et posent de vraies questions, sans bloody arrières pensées. Je dois être une sorte de réflexionniste, un penseur, ou un truc comme ça. Ou quelqu'un au chômage qui n'a que ça à faire....Nan! Même pas vrai. J'ai toujours été comme ça. C'est même pour ça que j'ai été journaliste. Ah je vous ai pas dut que j'ai été journaliste? Et moi qui me plaint de ne pas travailler! J'ai déjà fait, à moi toutes seule plus de boulots réunis que la moyenne européenne. Bon d'accord, la moyenne régionale, on va dire. De la ville quoi. de ma famille.)

Bon.

Je lui ai écrit "- Mais enfin, je en comprends pas. Regardez mon CV. Vous voyez bien, je sais faire des trucs. Bah alors? pourquoi personne il me veut?".

Il a été sympa, le maire. Il m'a dit: "- Mais non, c'est pas que personne il te veut pas. C'est juste que tu es....blonde."

Bl-hj,uyqrnkizyerkyfudj-what?

Bollocks! J'avais oublié d'enlever ma perruque, et mon nez de clown. Pas étonnant que je ne trouvais pas d'emploi, à Grenoble.

Et il a ajouté... " -Et puis, vous êtes...belge aussi".

WHAj,<ywe,iyè'"iktynsu,hfed???

Ah non hein, je suis pas belge, hein. Un peu suédoise, parait-il du côté de ma mère, et arabe-juif (ça existe les arabes juifs?) du côté de ma mère, et ... pfff...polonais, du côté de mon père.

Pffffff...ben vla pourquoi. J'ai pas mis toutes mes nationalités sur mon CV.

(nan, c'est pas vrai hein, pour la blonde belge. Mais je vais vous demander de faire une prière quand même, parce-que la blonde belge, elle existe, et elle existe toujours. C'était une grande amie, fabuleuse, généreuse , drôle...avant qu'ele ne se marie sans me le dire).

La maire m'a répondu qu'il avait fait passé mon CV au service RH de la ville, et m'a recommandé tout un tas de site à aller voir pour améliorer mes recherches. Il ne s'est pas fichu de moi, comme on dit. Cool le maire.

Plus comme que les employeurs, le maire. J'ai bien aimé sa lettre.

Vous croyez qu'il est diplomate?

Bon demain, assistante sociale, faut pas que j'oublie.

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