Les aides au chômeur

Publié le par Lili Bernard

Parfois, on aimerait bien, you know, buy a little something, même si on sait: on est au chômage, et il faudrait voir à s'acheter à manger avant.

Du make-up, par exemple. Juste pour tenter de dissimuler un peu cette fade mine.

La plupart du temps, ne pas acheter ne me pose aucun problème. Puis, à force de restreindre, un jour, on a envie. Parfois, ça tombe au moment où on vient de percevoir sa CAF ou ses Assedics, parfois pas.

Je ne suis pas pour cesser les petits plaisirs, même si ceux-ci sont "dépensiers". Et pas pour renoncer à se payer ce que l'on voudra, plus tard. Au contraire, j'aime aborder ça comme... l'étoile à atteindre. In fact, acheter n'est pas mon étoile. Mais juste pouvoir lâcher un peu, de temps en temps, est positif.

Le chômage, c'est dur, et c'est long.

Il faut se battre. Se battre pour dire "Non! c'est pas vrai! Je ne vous dois pas d'argent! C'est vous qui me l'avez donné pour déménager". Se battre aussi pour réclamer de l'aide, quand besoin. Il faut prendre rendez-vous avec une assistante sociale.

Il existe plein d'aides insoupçonnées, quand on n'a pas l'habitude.

Le panier de nourriture, par exemple. Ou le marchand local qui vend son sac de pommes de terre à 50 centimes. 50 centimes, vous imaginez? (Bon, ben sûr, quand on vit seul, ça craint. Mieux vaut avoir un four et congelé du gratin).

On peut recevoir de l'aide pour payer une caution aussi.

Une remise de dettes, parfois.

Un surendettement, d'autres fois. Je ne sais pas trop comment ça se passe au juste, mais ça se fait... demander de l'aide.

Existe-t-il des groupes de paroles "Au chômage anonymes"? Je ne sais pas. Mais, j'ai bien noté, que maintenant, dans les dossiers d'inscription au Pôle Emploi, il est écrit: "Vous sentez-vous découragé, dépassé?".

Je pense bien sûr que personne ne fait rien de cette information. Peut-être qu'on le ressort en cas de suicide, et que la famille peut porter plainte pour non-assistance à personne en danger.

En tout cas, moi, j'ai écrit: OUI!!

On verra bien.

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